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Livres à remplir pour papa

4 livres

On connaît son père comme fils ou comme fille, rarement comme homme. Ces livres à remplir posent les questions qu’on n’a jamais osé poser : son enfance, le métier qu’il a failli faire, ce qu’il a ressenti le jour de votre naissance. Et parce que les questions sont composées à partir de sa vie à lui, il ne lit pas « quel souvenir gardes-tu de ton enfance ? » mais « quel souvenir gardes-tu de ton enfance à Saint-Étienne ? ». Il répond à la main, à son rythme, sans écran.

Bien choisir

Quel livre pour quel père

Quatre situations, quatre livres. « Papa, raconte-moi ton histoire » couvre une vie entière, de son enfance à aujourd’hui : c’est celui qu’on offre à un père de 55 ans comme à un père de 80 ans. « Mon premier enfant, par son papa » s’adresse au jeune père, dans l’année qui suit la naissance, pendant que les détails sont encore frais. « Le livre que ta famille écrit pour toi » inverse le sens : ce sont les proches qui écrivent, chacun sa page, et lui qui reçoit le livre fini. C’est le format des anniversaires ronds et des départs en retraite. « Nos recettes de famille » convient au père dont la mémoire passe par la cuisine plutôt que par les mots.

Ce que change une question qui le connaît

Un livre à compléter ordinaire demande « parle-nous de ton quartier ». Le sien demande « qu’est-ce qui a disparu de la rue où tu as grandi, à Roubaix ? ». Avant l’impression, vous nous dites où il a grandi, combien il a de frères et sœurs, ce qu’il a fait de sa vie, ce qui le passionne. Les questions sont alors réécrites une à une autour de ces éléments. C’est la différence entre un questionnaire et une conversation.

Il n’aime pas les cadeaux

C’est souvent le même homme qui range les cadeaux dans un placard et qui parle deux heures quand on l’interroge sur son service militaire. Ce livre n’est pas un objet de plus : c’est une demande. Il peut s’offrir ouvert, en remplissant devant lui la première page, celle où l’on explique pourquoi on veut savoir.

Et s’il ne le remplit jamais

C’est l’objection la plus fréquente, et elle est légitime. Trois choses aident : le grand format, dont les lignes sont assez larges pour une écriture de quatre-vingts ans ; l’absence d’ordre imposé, puisqu’on peut ouvrir à n’importe quelle page ; et le fait de le remplir à deux, ce que beaucoup finissent par faire. Un livre rempli à moitié, avec son écriture dedans, vaut déjà mieux qu’un livre neuf.

Le même livre pour le reste de la famille

La plupart des familles commandent le deuxième quelques mois après le premier. Le livre de sa mère existe aussi, ainsi que ceux des grands-parents, dont les questions portent sur une autre époque et une autre France.

Quand l’offrir

La fête des pères est l’occasion la plus attendue, mais rarement la meilleure : le livre y est ouvert au milieu d’un repas, puis refermé. Noël fonctionne mieux, parce qu’il laisse l’hiver entier pour écrire. Un anniversaire rond ou un départ en retraite marchent aussi, pour la même raison : ce sont des moments où l’on regarde derrière soi.